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Il a conçu les intérieurs
de la Tour Olympique de New York. Et plusieurs musées
dans le monde ont acquis certaines de ses toiles: le Metropolitan
Muséum de New York, l'Institut du Monde Arabe à
Paris ainsi que le musée du Vatican. Il ne peut donc s'empêcher
d'exhiber toutes ses décorations sur le revers de sa veste.
Le pins en or et diamant véritable? C'est le prince héritier
Abdallah d'Arabie Saoudite qui le lui a offert. Epinglées
à côté, les décorations d'Officier
de l'Ordre des Arts et des Lettres française et libanaise.
Depuis dix ans, il a abandonné la calligraphie. Pourquoi? "On me copiait trop. Il fallait que je crée autre chose", avoue-t-il. Sa nouvelle source d'inspiration? Elle vient essentiellement de la vie spirituelle. A la recherche de "la lumière de Dieu", il s'imprègne de soufisme, branche mystique de l'islam. Il veut capter "le périple de l'âme après la vie". "Quand je me concentre, je voyage", dit-il comme en situation. Derrière le discours mystique, c'est le mythe qu'il entend créé. Les toiles de ces dernières années sont inégales. Certaines, rares, évoquent bien un souffle divin. Elles ont l'énergie de sa période d'exploration de la lettre arabe. Mais lorsqu'il peint des chevaux sur des tableaux immenses, c'est au goût saoudien qu'il répond sans l'avouer. Cela ne l'empêche guère de théoriser à propos de son art. Fier de ce qu'il va énoncer, il se montre alors très directif en interview. "Ecrivez, là c'est intéressant", ordonne-t-il. Selon lui, il y a cinq catégories de peintres. Le degré zéro correspond au vulgaire copieur. Viennent ensuite le copieur de la nature et le peintre qui s'inspire de grands maîtres. L'artiste esquissant des ébauches avant de peindre est un niveau au-dessus. Dernier échelon de la hiérarchie, le grand maître. Rare, il est le meilleur. Car il crée spontanément. Il lui suffit d'un instant de concentration avant de laisser couler ses gestes sur la toile. "C'est celui qui pousse le réservoir intérieur de son émotion", énonce Nahlé. Bien entendu, W.Nahlé se targue d'appartenir à la caste supérieure. Quand un peintre veut battre des records, n'a-t-il pas atteint le degré zéro de l'art? Nour RICHARD-GUERROUDJ |
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